Le chant des marges

« Dans un manuscrit, il est rare que la marge reste complètement vide. » En particulier au Moyen Age, « la marge est la grande tentation du scribe ou du peintre. Elle flatte son désir d’évasion et de liberté. Elle en appelle à son imagination et à ses dons individuels de création, à son sens du jeu… elle donne à tous les acteurs du livre (scribe, peintre, lecteur), un terrain où vagabonder sans entraves…. » Jean-Claude Schmitt, « Le Moyen Age en lumière ». De la même façon, face à un texte musical, nous rêvons, imaginons, nous faisons des commentaires et enrichissons telle mélodie d’un ornement ou d’une partie de percussions savamment improvisée. Ce programme rend hommage aux musiciens du trecento italien et à leur sens extraordinaire de la ligne mélodique. Le sens du sacré, si développé à cette époque, s’y retrouve dans les pièces de musique religieuse comme dans les pièces profanes.

Musiques de Lorenzo da Firenze, Jacopo da Bologna, Francesco Landini, anonymes.